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Recruter maintenant
les éducatrices et
éducateurs de demain

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Avoir une équipe complète dans un centre de la petite enfance ou une garderie représente tout un défi, surtout depuis que la pénurie de main-d’œuvre complexifie la donne. Heureusement, le Parcours travail-études en petite enfance permet aux employeurs de tisser des liens avec des recrues motivées, et ce, pendant leur formation.

Lorsque Julie Plouffe, directrice du CPE Mamuse, est entrée en poste il y a 18 ans, elle pouvait compter sur une équipe d’éducatrices d’expérience. Jusqu’à ce que l’heure de la retraite sonne pour la moitié d’entre elles. « Certaines étaient là depuis l’ouverture du CPE [en 1979], raconte-t-elle. J’avais prévu le coup, mais la pandémie est arrivée, la situation a changé, des gens ont quitté la profession. J’ai dû me retrousser les manches et recruter de nouveau. »

Situé sur le campus de l’Université du Québec à Montréal, son microcosme bien réglé d’une quarantaine d’enfants et d’une dizaine d’employés a été ébranlé par ces départs. Puis, par le télétravail des parents, pour qui il devenait peu logique de se rendre au centre-ville pour reconduire leurs bambins, alors que leur lieu d’études ou de travail était fermé. Garder de nouveaux employés dans ce contexte incertain n’était pas aisé.

Les méthodes d’affichage habituelles n’ont malheureusement été d’aucun secours à Mme Plouffe pour combler ses besoins. Jusqu’à ce qu’elle apprenne l’existence du Parcours travail-études en petite enfance, grâce à l’Association québécoise des CPE, et qu’elle assiste à une séance d’information qui l’a convaincue de sauter dans le train.

« J’en ai discuté avec mon conseil d’administration et nous y avons adhéré à l’automne 2021, note-t-elle. L’affichage sur le site du programme m’a donné du choix, et j’ai pu sélectionner des candidats intéressants à recevoir en entrevue et ainsi compléter mon équipe. »

 

De l’aide humaine et financière

Cette formule particulière de l’attestation d’études collégiales, qui alterne les études au cégep et le travail à temps partiel en milieu de garde à la petite enfance, peut aider les CPE et les garderies à attirer, recruter, former et fidéliser leur personnel éducateur. Dès leur première semaine, les étudiants travaillent à temps partiel tout en suivant des cours en techniques d’éducation à l’enfance.

« Avec tous les virus qui circulent en ce moment et les congés maladie, ça tombe bien, souligne Julie Plouffe. En hiver, souvent, le niveau d’énergie baisse et c’est une période où les éducatrices sont plus susceptibles de tomber malades. »

Pendant les 18 mois que dure le Parcours pour l’étudiant, les employeurs reçoivent une compensation financière jusqu’à concurrence de 25 $ de l’heure1 pour rembourser chaque mois le salaire versé pendant les heures d’études de leur personnel débutant.

« C’est parfait, parce que les candidats font leur formation et apportent leurs connaissances dans l’équipe. Ils sont payés et le milieu de garde est remboursé pour les heures de formation. Tout le monde est gagnant », résume la directrice.

Ce stage rémunéré pour les futurs éducateurs et éducatrices suscite d’ailleurs l’envie de bien d’autres corps de métier. De plus,  les heures de formation effectuées pendant le programme comptent dans l’obtention de leur qualification. Et puisqu’ils sont généralement bien intégrés dans leur milieu de travail à la fin de leur parcours, ils ont beaucoup plus de chances d’y demeurer une fois leur diplôme obtenu.

1 Selon les paramètres du projet Travail-études en petite enfance, porté par le Comité sectoriel de main-d’œuvre, économie sociale et action communautaire (CSMO-ÉSAC) et détaillé ici : https://www.travailetudespetiteenfance.ca/parcours/employeur

 

Une source de nouvelles idées

Le mélange des générations, des expériences et des connaissances est un autre avantage qu’offre le Parcours travail-études en petite enfance.

«Depuis un an, on a vu une belle évolution de leur aisance et de leurs compétences », observe Julie Plouffe à propos des deux étudiants qui ont rejoint son CPE. « Ils peuvent mettre en pratique ce qu’ils apprennent en classe. En équipe, pendant les réunions, on réfléchit aux solutions pour aider les enfants qui ont des défis à relever et ils nous apportent des idées différentes, de nouvelles techniques. »

Quand on exerce le même emploi pendant des années, certains mécanismes et méthodes se cristallisent. Le personnel en formation propose un regard neuf et fait souffler un vent de renouveau sur les techniques d’éducation.

« Les plus expérimentées vont transmettre leur savoir-faire aux plus jeunes, et vice-versa. Ça crée une dynamique très intéressante. » La directrice donne en exemple un groupe d’enfants de 2 ans où l’application d’un certain cadre ne parvenait pas à dénouer une situation difficile. « Plusieurs enfants avaient tendance à fuguer du local, à crier et courir et à avoir des comportements agressifs. La candidate du Parcours a suggéré d’utiliser des bacs sensoriels pour combler leur besoin de sensations et canaliser leur énergie. Ça a beaucoup aidé. »

 

Une recette éprouvée

La formule fait aussi une différence dans la vie des enfants et de leurs parents en assurant la stabilité de l’environnement éducatif. « Je répète souvent à mon équipe qu’il faut imaginer que chaque enfant a un petit sac à dos et que notre objectif est de le remplir d’estime de soi et d’outils pour qu’il développe son autonomie, expose Julie Plouffe. Si l’enfant se sent en sécurité et que le parent se sent en confiance, le travail de partenariat entre l’éducatrice et la famille se fait beaucoup plus facilement. »

En cette année de quasi-retour à la normale, la directrice du CPE Mamuse peut enfin consacrer son énergie à la gestion courante, à la planification et à son programme éducatif, sachant qu’elle pourra compter sur le programme pour ses futurs besoins de recrutement.

Jusqu’à maintenant, plus de 1200 services de garde éducatifs du Québec sont inscrits au portail Travail-études en petite enfance et 1044 étudiants ont commencé le Parcours travail-études en petite enfance2. Si votre CPE ou votre garderie est à la recherche de personnel éducateur, si vous souhaitez fidéliser votre personnel éducateur grâce à une offre de formation ou encore si vous cherchez une solution pour former votre personnel débutant tout en lui offrant des heures de travail chaque semaine, profitez de cette solution pour réduire la pénurie de main-d’œuvre en petite enfance!
La période de recrutement est en cours : publiez vos offres d’emploi dès maintenant! Les offres seront affichées jusqu’au 22 janvier 2023. Les cours débuteront le 20 mars 2023.

Pour publier une offre d’emploi, rendez-vous sur le portail de recrutement Travail-études en petite enfance.

2 Selon les données compilées par CSMO-ÉSAC en date de décembre 2022