Promouvoir l’inclusion dans des messages publicitaires, c’est une chose. Instaurer un milieu de travail véritablement ouvert en est une autre. En discutant avec deux personnes handicapées employées par la fonction publique québécoise, on constate rapidement que les bottines suivent les babines.
Le personnel des différents ministères et organismes contribue chaque jour au bon fonctionnement de la société québécoise. Deux membres de l’équipe de la fonction publique vivant avec un handicap nous racontent comment leur employeur tient compte de leurs besoins et favorise l’inclusion et la diversité.
Hélène sourit encore, 16 ans plus tard, en racontant l’accueil attentionné et chaleureux qu’elle a reçu à son arrivée au premier ministère où elle a travaillé.
« J’ai senti beaucoup de respect et de sensibilité envers ma façon différente de me déplacer »,
Son employeur s’est par exemple assuré que l’ouverture des portes ne lui causait aucune difficulté et que le bâtiment était accessible. « Quand je suis au travail, je ne pense même pas à mon handicap », note-t-elle.
Pour elle, il est clair que la fonction publique favorise l’inclusion et l’ouverture à la différence. « On fait la promotion de ces valeurs à l’externe, mais c’est aussi vrai à l’interne. Comme directrice, on m’encourage à respecter les limites de mes collègues et des employés, qu’elles soient visibles ou non. »
Hélène gère présentement une équipe de près de 70 personnes qui œuvrent en communication numérique, en graphisme et en services audiovisuels. Elle est particulièrement fière de contribuer à bâtir Québec.ca, la nouvelle plateforme unifiée du gouvernement du Québec. On y trouve des contenus de référence comme la section « Lors d’un décès », lancée au printemps 2023.
« Nous avions le défi de faciliter l’accès à l’information pour celles et ceux qui vivent le décès d’un proche et ce, en présentant plus d’une trentaine d’étapes, en collaboration avec une vingtaine de ministères et organismes, explique-t-elle. Maintenant, des dizaines de milliers de personnes consultent la section chaque mois. On sent vraiment qu’on aide les gens à traverser une situation pas toujours évidente et souvent chargée d’émotions. »
Lorsqu’on rencontre Sylvain, on remarque d’abord son ton sympathique et son écoute. Le préposé aux renseignements est tout à fait dans son élément pour répondre à des questions et mettre les gens à l’aise.
« Ma main gauche ne fonctionne plus, mais la droite travaille pour deux », dit-il en parlant des impacts de l’AVC qu’il a vécu à 14 ans. Son poste de travail a été aménagé en conséquence :
« Mes outils sont tous à ma droite et je suis installé dans un endroit calme. Comme j’ai été opéré au cerveau, ça m’aide à me concentrer sur certaines tâches. »
À Services Québec, « la porte d’entrée du gouvernement du Québec », il aime surtout le contact direct avec les gens. « Une citoyenne ou un citoyen qui te remercie pour le bon service que tu lui offres, ça vaut de l’or », souligne celui qui conserve précieusement les messages reconnaissants qui lui ont été adressés au fil du temps.
En 17 ans dans la fonction publique, il a entre autres donné des informations sur le Régime québécois d’assurance parentale, sur les mesures sanitaires pendant la pandémie et sur les programmes d’Emploi-Québec. Autant de dossiers importants qui touchent directement des clientèles variées et parfois vulnérables.
Sylvain exerce cet emploi qui lui tient à cœur au sein d’une équipe dynamique et soudée. « Tout est mis en place pour que je sois le plus autonome possible et on arrive à trouver des solutions pour les tâches qui sont plus laborieuses pour moi », constate-t-il. Cet esprit de collaboration et cette flexibilité lui font envisager son avenir professionnel avec confiance :
« Je ne sais pas comment mon handicap va évoluer ni si mes besoins vont changer, mais je sais que mon employeur sera à l’écoute. »
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