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Don de tissus humains : un petit geste qui a un grand impact

Don de tissus humains : un petit geste qui a un grand impact

Don de tissus humains : un petit geste qui a un grand impact

Le don d’organes, on connaît. Mais saviez-vous que vous pouvez aussi mettre vos os, veines, artères, tendons et de nombreux autres tissus à la disposition de plus de 20 receveurs[1]? Accessible et simple, ce legs important change des vies.

La nouvelle est tombée peu après sa naissance : Jérémie souffrait d’une malformation au cœur. Sans une nouvelle valve pulmonaire, une structure souple qui sert de soupape de sortie pour le sang allant vers les poumons, son avenir allait être compromis. « Sans ce don, je ne serais pas là pour vous parler », affirme aujourd’hui le jeune adulte de la région de Québec.

Car Jérémie a pu compter sur la générosité d’un donneur de tissus humains. Et ce, à plus d’une reprise : à 12 ans, il a reçu une seconde valve pulmonaire, étant donné que l’état de la première se détériorait. Grâce à cette valve, Jérémie peut poursuivre ses études pour devenir pompier et pratiquer la musculation en salle, une de ses grandes passions si l’on en juge par son imposante carrure.

Un tissu humain est un regroupement de cellules et une partie d’un organe. Cinq types de tissus peuvent être prélevés : oculaires, musculosquelettiques, cutanés, artériels et cardiaques. Les tissus artériels permettent par exemple de réaliser des pontages, tandis que les tissus cutanés contribuent à la guérison des grands brûlés. Un seul donneur de tissus peut en ce sens changer la vie de plus de 20 personnes de bien des manières.

Patrick a pour sa part reçu une greffe de cornée, la partie antérieure et transparente du globe oculaire. Sa cornée avait été abîmée lors d’un bête accident survenu à l’adolescence. « J’ai retrouvé ma pleine vision, témoigne ce père de famille, travailleur forestier et amateur de rodéos. Auparavant, je devais appliquer des gouttes chaque heure ou presque pour soulager la douleur. »

Pendant la greffe, tout est mis en œuvre pour diminuer les risques de contamination bactérienne. « J’avais une belle équipe médicale autour de moi [lors de l’opération]; elle a su me mettre en confiance. J’étais bien entouré », raconte Patrick, qui avoue avoir alors vécu un mélange de fébrilité et d’appréhension.

 

Un don accessible

L’an dernier au Québec, 991 personnes ont fait un don de tissus humains, permettant de distribuer 5588 tissus destinés à la greffe. Il s’agit donc d’un type de don qui a un impact considérable.

Le don de tissus humains est d’une grande simplicité. Les tissus peuvent être prélevés jusqu’à 24 heures après un décès, parfois même au centre hospitalier. La plupart des tissus sont ensuite conservés par Héma-Québec pour une période pouvant aller jusqu’à cinq ans. Seule la greffe de la cornée, toujours en forte demande par ailleurs, nécessite d’être effectuée dans un délai de moins de 14 jours.

Les donneurs potentiels sont nombreux, car la compatibilité avec les receveurs est rarement un enjeu – l’admissibilité de ces derniers est néanmoins validée en amont par Héma-Québec au moyen de questionnaires rigoureux et de diverses évaluations, suivant ainsi les normes les plus élevées en la matière. De manière générale, les dons de tissus humains s’effectuent quasiment à tout âge, jusqu’à 85 ans, après le décès du donneur.

Un geste simple

Pour devenir un donneur de tissus humains, il vous faut d’abord y consentir. Pour cela, on doit parapher l’autocollant au dos de sa carte d’assurance maladie du Québec ou s’inscrire au registre de la Régie de l’assurance maladie du Québec. Il est possible de faire l’un ou l’autre, ou les deux. Vous pouvez en outre indiquer votre intention de faire un don lors de la rédaction de votre testament chez le notaire.

Assurez-vous que vos proches sont au courant. Les professionnels de la santé discuteront en effet

avec votre famille pour valider leur intention d’honorer votre volonté. En plus de simplifier leur décision au moment venu, cette conversation est aussi l’occasion de démystifier la procédure relative au prélèvement de tissus humains et de donner un sens à votre départ éventuel.

Sans surprise, Jérémie, Patrick et leur famille respective ont tous signé leur carte d’assurance maladie. Pourquoi pas vous? « J’ai eu la chance de jouir d’une existence normale grâce à la générosité et à l’altruisme de plusieurs donneurs. C’est naturel de redonner au suivant », affirme Jérémie. « Je pense que c’est une discussion importante à avoir avec ses proches », conclut Patrick.

Le don de tissus humains, ça commence avec vous.

 

[1] Tous les chiffres et statistiques cités dans ce texte proviennent d’Héma-Québec.