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Donnons-nous les moyens de nos ambitions

Donnons-nous les moyens de nos ambitions

Donnons-nous les moyens de nos ambitions

Pour décarboner le Québec, il faudra mieux consommer, mais aussi produire davantage d’énergie propre.

L’hydroélectricité est une richesse collective et une fierté du Québec. Mais même si l’énergie que nous produisons est propre, nous dépendons encore des énergies fossiles pour plus de 50 % de notre consommation, notamment en transport, pour le chauffage des écoles et des hôpitaux et dans certains secteurs industriels.

Pour réussir à remplacer les énergies fossiles et contribuer à la lutte aux changements climatiques, la production d’électricité au Québec devrait doubler d’ici 2050 par rapport à la production actuelle.

Oui, c’est beaucoup, on le sait.

Pour arriver à répondre à cette demande, il faut revoir nos habitudes : chaque geste compte. Ça passe par l’adoption de gestes concrets par les ménages, les institutions publiques et les entreprises.

Mais ça ne suffira pas à combler le manque à gagner. On estime qu’il faudra générer 9 000 mégawatts (MW) supplémentaires d’ici 2035, l’équivalent de la production des centrales Robert-Bourassa (LG-2) et Manic-5 ainsi que du complexe de la Romaine réunis.

Autrement dit, la décarbonation passera nécessairement par la construction de nouvelles infrastructures.

 

Le mix énergétique du Québec de demain

L’hydroélectricité, une source fiable et stable, demeurera la base de notre production, à laquelle viendront s’ajouter l’éolien et, dans une moindre mesure, le solaire. Le mix énergétique du Québec de demain reposera sur les forces et la complémentarité des types d’énergies propres. Voici ce qu’il faut savoir à propos de chacune d’elles.

L’hydroélectricité : une base solide

Cette source d’énergie est produite à partir de la force de l’eau qui fait tourner des turbines reliées à des alternateurs; elle implique des barrages et des centrales. Pour augmenter la production d’hydroélectricité, on peut accroître la puissance des centrales existantes en remplaçant les groupes turbine-alternateur ou, si ça ne suffit pas, en construisant de nouvelles centrales.

▪ Fiabilité : l’hydroélectricité est une énergie stable, disponible en tout temps grâce aux réservoirs qui emmagasinent l’eau. Cette source d’énergie assure donc une grande fiabilité. C’est, et ça restera, la base de notre réseau électrique.

▪ GES : l’essentiel des GES est généré au moment de la construction de nouvelles centrales. Par la suite, ce type d’énergie en émet très peu.

▪ Infrastructures à prévoir : l’augmentation de la puissance des centrales existantes est moins coûteuse, mais les gains réalisables ont une limite; une fois que tous les travaux d’optimisation possibles ont été réalisés, il faut construire de nouvelles infrastructures. La construction d’une centrale hydroélectrique peut s’échelonner sur plus de 10 ans, ce qui doit être pris en considération dans la planification du nouveau mix énergétique.

L’éolien : pour se donner de l’air

L’énergie éolienne est produite par la force exercée par le vent sur les pales d’une éolienne. Ces pales sont reliées à un générateur qui produit de l’électricité.

▪ Fiabilité : puisque la capacité de production des éoliennes varie en fonction des vents, il faut combiner cette source d’énergie avec une énergie plus stable comme l’hydroélectricité pour assurer la fiabilité du service.

▪ GES : l’énergie éolienne est renouvelable et sa production émet très peu de GES.

▪ Infrastructures à prévoir : la production d’énergie éolienne est devenu un secteur très compétitif ces dernières années, ce qui la rend plus abordable. Toutefois, comme il s’agit d’une énergie intermittente, on doit installer un très grand nombre d’éoliennes, à plusieurs endroits, pour assurer la quantité d’électricité voulue.

 

Le solaire : un complément brillant

Des panneaux captent la lumière du soleil et la transforment en électricité. Ils peuvent être installés dans des parcs solaires exploités par des fournisseurs d’électricité ou sur le toit de bâtiments appartenant à la clientèle.

▪ Fiabilité : la production d’énergie solaire est intermittente, puisqu’elle dépend des périodes d’ensoleillement. La fiabilité du service est donc réduite la nuit ou durant les heures ou les jours moins ensoleillés. Par conséquent, on doit combiner l’énergie solaire avec une source d’énergie plus stable.

▪ GES : l’énergie solaire est renouvelable et sa production émet peu de GES.

▪ Infrastructures à prévoir : l’énergie solaire est assez coûteuse à produire parce qu’elle est intermittente et qu’elle nécessite donc l’installation d’un très grand nombre de panneaux solaires.

Hydro-Québec entend intégrer au réseau de nouveaux apports en énergie solaire et en stockage par batterie à hauteur de quelques centaines de mégawatts d’ici 2035. De plus, la société d’État compte faciliter l’installation de panneaux solaires chez plus de 125 000 clients et clientes. L’autoproduction solaire pourrait satisfaire jusqu’à 45 % des besoins en électricité de ces ménages. 

Et enfin, pour rendre le mix encore plus efficace, il faudra aussi explorer le potentiel d’autres filières énergétiques pour le Québec en considérant l’ensemble des solutions, éprouvées ou en développement, ailleurs dans le monde.

Renforcer le réseau en place

Entre la pale, le barrage, le panneau solaire et l’interrupteur d’une maison, il y a tout un réseau de distribution dont on prend conscience seulement lorsqu’une panne survient.

Pour soutenir et transporter la nouvelle charge électrique, il faudra renforcer et agrandir la capacité d’acheminer ces beaux térawattheures tout neufs vers les résidences, les édifices, les commerces et les industries. Raccorder de nouvelles installations de production et de projets porteurs pour le Québec demande de moderniser et d’améliorer la robustesse de notre réseau dans toutes les régions.

Ça représente des investissements qui s’élèveront à des dizaines de milliards de dollars dans les prochaines années.

La décarbonation du Québec, c’est un grand chantier, mais aussi un défi qui ne concerne pas seulement Hydro-Québec. Il faudra fournir un effort collectif pour arriver à faire une transition vers une consommation 100 % propre.

Cela dit, produire plus devra se faire de façon responsable. Ça signifie travailler étroitement avec les collectivités, en collaboration avec les communautés.

Jumelée aux efforts en matière d’efficacité énergétique, l’augmentation de la production permettra de contribuer à la lutte aux changements climatiques et à la prospérité du Québec.

Ça commence maintenant, avec vous.