Depuis 55 ans, l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) forme la relève dans un milieu interdisciplinaire en dialogue avec notre société. En répondant par la science aux enjeux stratégiques du Québec, cet établissement unique permet aux étudiants et aux chercheurs de s’engager dans une voie utile et stimulante.

« En étudiant à l’INRS, c’est sûr que vous allez être utile »,
« Si on vous demande sur quoi vous travaillez, la réponse sera assurément intéressante! » Pourquoi? Parce que ce sont des thématiques plutôt que des disciplines qui guident les recherches à l’INRS. Les chercheurs aux expertises diversifiées joignent leurs forces pour réfléchir à des problèmes complexes qui demandent des solutions innovantes et pertinentes à long terme.
L’INRS est constitué de quatre centres de recherche et de formation thématique et interdisciplinaire – Eau Terre Environnement, Énergie Matériaux Télécommunications, Urbanisation Culture Société et Santé Biotechnologie –, tous situés dans les régions de Québec et de Montréal. Un nouveau centre de recherche pour des ruralités durables devrait s’établir à Baie-Saint-Paul, en Charlevoix, au cours des prochaines années.
« Le gouvernement nous donne le mandat de développer des connaissances sur cet enjeu qui a été longtemps négligé, et pour lequel nous avons l’expertise nécessaire afin d’embaucher des professeurs et des techniciens et de bâtir un programme de formation »,
« Chaque centre a un comité de liaison formé d’utilisateurs de notre savoir, d’étudiants et de gens du milieu », ajoute-t-il. La collaboration fait partie de l’histoire de l’INRS depuis ses débuts. Fondé en 1969, en pleine Révolution tranquille, ce fier pilier du réseau de l’Université du Québec établit des partenariats avec d’autres universités, des entreprises privées (près de 60 % de ses activités) et des organisations publiques.
Des exemples? Au cours de son histoire, l’INRS a notamment réalisé, pour Hydro-Québec, le calcul des bassins hydrologiques en vue de l’établissement des barrages de la Baie-James. Il a aussi développé le modèle du réseau des centres de la petite enfance en collaboration avec l’UQAM pour le ministère de la Famille, ce qui a donné les fameuses garderies à 5 $.
Le fait d’avoir effectué toutes les analyses antidopage durant les Jeux olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver a permis à l’INRS d’être reconnu dans ce domaine et de développer des partenariats avec plusieurs ligues de sport professionnelles. « On pourrait approfondir nos recherches en considérant l’aspect sociologique du dopage sportif et la culture de la performance, même pour les non-athlètes », évoque le directeur général, en bon apôtre de l’interdisciplinarité.
Tout établissement de recherche est fier de ses équipements spécialisés, « mais les nôtres sont assez exceptionnels », avance M. Giraldeau. L’INRS possède le plus gros laser au Canada*, qui a plusieurs applications en médecine.
« Il peut générer des rayons X sans radioactivité et offrir une plus haute résolution que celle générée par les méthodes traditionnelles. Ce laser a aussi un rôle à jouer dans la création de nouveaux matériaux qu’on n’aura jamais besoin de stériliser. »
Dans le Parc technologique du Québec métropolitain, un canal de 115 mètres de long permet de simuler toutes sortes de berges et de générer des vagues, des courants et des marées. En ce moment, l’équipe de recherche évalue si l’implantation de plantes aquatiques sur les berges pourrait être plus efficace que l’enrochement pour en contrer l’érosion. Une autre équipe évalue le potentiel des drones pour l’agriculture de précision, par exemple en ciblant les insectes nuisibles dans un champ pour limiter l’application de pesticides et en déterminant les secteurs à arroser pour économiser l’eau.
Dans l’édifice de l’INRS situé au cœur du dynamique quartier Saint-Roch, à Québec, le vaste hall d’entrée invite à regarder vers le haut. Les espaces communs sont lumineux et conviviaux tandis qu’une terrasse offre un havre de verdure. Partout, étudiants et chercheurs discutent avec entrain. « Nous avons de petites cohortes, 800 étudiants en tout dans les divers centres, et ces derniers nous disent souvent qu’ils apprécient la proximité avec les professeurs et l’esprit de communauté qui s’établit ici », note M. Giraldeau.
Dans un environnement stimulant où la spécificité francophone est mise en valeur, les étudiants des deuxième et troisième cycles bénéficient d’une rémunération et de congés parentaux universels. « Pour reconnaître des parcours plus atypiques et favoriser l’embauche de personnes qui n’ont pas nécessairement eu toutes les chances, nous avons adopté l’excellence inclusive », explique le directeur général. À l’INRS, la variété des cheminements et la diversité des disciplines se font écho pour constituer un milieu humain riche et apte à contribuer à l’avancement de notre société.
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