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Pour des loisirs encore plus inclusifs

Pour des loisirs encore plus inclusifs

Pour des loisirs encore plus inclusifs

Les loisirs aident à s’épanouir et à tisser des liens. C’est d’autant plus vrai pour les personnes handicapées, qui peuvent compter sur tout un réseau pour développer une pratique plus inclusive.

Charlie Rousseau a un seul bras, un seul doigt, et des jambes deux fois plus courtes que la moyenne. Ce qui ne l’a pas empêchée de pratiquer tous les arts de la scène avec passion pendant son adolescence.

« On devine facilement que quand je suivais des cours de danse, je ne faisais pas les mêmes mouvements que les autres, raconte-t-elle. Et pourtant, ça m’a permis de m’épanouir, d’avoir un cercle social, d’être valorisée, de faire grandir ma confiance en moi. »

La comédienne croit que la pratique des loisirs devrait être considérée comme un besoin primaire et qu’il faudrait tout mettre en œuvre pour le combler

« En côtoyant d’autres personnes handicapées, je constate que ça peut faire toute une différence d’avoir un accompagnateur ou une rampe d’accès »,

note-t-elle.

Rendre les loisirs plus accessibles et inclusifs, ça passe par l’aménagement des lieux et l’acquisition d’équipement adapté, mais aussi par la sensibilisation et l’éducation.

« Je n’étais pas très encline à faire du sport. Mais c’est surtout les mentalités qui étaient un obstacle pour moi, raconte Charlie Rousseau. Lorsque les gens sont ouverts, on le sent dans le regard, et on est plus à l’aise de demander de l’aide. »

 

Découvrez le docu-reportage inédit de l’AQLPH

Ancrage local, échelle provinciale

Au Québec, les premières initiatives pour créer des activités accessibles aux personnes handicapées sont nées dans les années 60. Puis, les associations régionales ont senti le besoin de porter des projets à plus grande échelle. L’Association québécoise pour le loisir des personnes handicapées (AQLPH) est née de cette volonté en 1979.

« Maintenant, l’AQLPH est représentée dans tous les comités provinciaux qui concernent les loisirs et les personnes handicapées, indique Geneviève Bergeron, directrice générale de l’organisme. Souvent, le simple fait que je sois présente fait en sorte que les gens ajustent leur discours et sont plus inclusifs. » Les instances régionales agissent sur le terrain, alors que le regroupement fait valoir leurs intérêts auprès des ministères et crée des outils, des guides et des formations.

L’AQLPH est aussi gestionnaire de la Carte accompagnement loisir, qui appartient aux personnes handicapées et permet à leur accompagnateur d’entrer gratuitement dans plus de 1440 lieux partenaires, dont La Ronde et les sites de la Sépaq.

Penser l’inclusion en amont

Le plein air est d’ailleurs devenu beaucoup plus accessible ces dernières années, constate Geneviève Bergeron. « Des fauteuils adaptés à tous types de handicaps permettent de gravir les montagnes les plus difficiles. » De plus en plus de centres et sites de plein air forment leur personnel, grâce à un partenariat entre l’AQLPH et Aventure Écotourisme Québec.

Les personnes vivant avec des handicaps invisibles peuvent aussi bénéficier d’aménagements. Des exemples? Créer des zones de retour au calme, permettre de visiter l’environnement à l’avance, offrir des coquilles antibruits. « Dans les théâtres, on peut créer une bulle : on attribue des places à une famille en s’assurant que les sièges autour d’elle vont rester libres », suggère la directrice générale.

Penser l’inclusion en amont, avant même le début d’une activité, permet à tout le monde de pratiquer un loisir, et d’en retirer les bienfaits.

Découvrez les initiatives des instances locales de l’AQLPH.