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Une traversée poétique de la Collection Loto-Québec

Une traversée poétique de la Collection Loto-Québec

Une traversée poétique de la Collection Loto-Québec

Les formes et les humeurs du territoire québécois marquent ceux et celles qui y habitent. À travers une quarantaine d’œuvres de la Collection Loto-Québec et la correspondance de Charles Binamé et Naomi Fontaine, l’exposition Les pays intérieurs – Nutshimit nous révèle sa beauté, sans cacher ses cicatrices.

Les pays intérieurs – Nutshimit lors de sa présentation à l’église Bishop Stewart Memorial de Frelighsburg en 2021. Photo : Laurence Grandbois-Bernard

Le cinéaste globe-trotteur a invité Naomi Fontaine à l’accompagner dans la traversée du vaste corpus de près de 5 000 œuvres de la Collection Loto-Québec. Pour lier leurs trouvailles entre elles, l’autrice innue a proposé d’établir une correspondance.

Le résultat, Les pays intérieurs – Nutshimit, a été inauguré en 2021 à Adélard, à Frelighsburg en Estrie. Puis, il a été présenté au Musée régional de la Côte-Nord, à Sept-Îles à l’été 2022 et s’est alors enrichi d’une traduction en innu-aimun de la poète Joséphine Bacon.

Pour permettre à son exceptionnelle collection d’art québécois de rayonner, Loto-Québec continue de faire voyager ce parcours en images et en mots. Jusqu’en janvier 2024, l’exposition s’installe au Musée régional de Rimouski, dans le Bas-Saint-Laurent.

Les pays intérieurs –Nutshimit lors de sa présentation au Musée régional de la Côte-Nord en 2022. Photo : Joanie Jacques

Rencontre humaine

Les deux commissaires ne se connaissaient pas avant de plonger dans la Collection Loto-Québec et de commencer à s’écrire, en pleine pandémie. Ils se sont rencontrés pour la première fois et avec émotion au vernissage à Frelighsburg.

Pour l’un comme pour l’autre, parler de territoire implique d’abord de parler des humains qui y vivent. 

« Un territoire devient intéressant à partir du moment où ce n’est pas qu’un paysage, où il y a une dimension culturelle et humaine, de la reconnaissance et du partage »

souligne Charles Binamé.

Tout naturellement, la poésie s’est imposée pour établir un dialogue, raconte-t-il. « C’est un accélérateur de sentiments. Avec elle, on plonge rapidement dans les choses subtiles, personnelles et intimes. »

Les pays intérieurs – Nutshimit lors du vernissage au Musée régional de Rimouski le 17 septembre 2023. Photo : Anthony François

Effacer les frontières

L’échange des commissaires commence avec l’œuvre Passage de Luc Nadeau et par ces mots du cinéaste : « J’ai pensé faire le voyage avec toi, Naomi, faire sauter le carré des frontières qui me cernent, découvrir le pays intérieur qui te raconte, pour trouver notre musique commune. »

Au fil des œuvres, on trouve notamment Fleurs G d’Alfred Pellan, Les voyages IV de Francine Simonin et Rochers de René Derouin. Pour accompagner L’oie profilée de Jean Paul Riopelle, Naomi Fontaine a écrit : 

« Mon Nushimit ressemble à une toile de Riopelle. Les choses de la terre, le geste simple, le trait clair. »

Le mariage d’œuvres et de poésie semble plaire au public, qui multiplie les échanges d’idées et les allers-retours entre les œuvres et les mots pendant la visite, a observé Charles Binamé. Cette initiative de Loto-Québec et d’Adélard contribue ainsi à rendre l’art accessible, grâce à cette formule inédite empreinte de sensibilité et de profondeur.

L’exposition est présentée du 17 septembre 2023 au 28 janvier 2024 au Musée régional de Rimouski. 

Crédit photo d’entête : Les pays intérieurs – Nutshimit lors de sa présentation à l’église Bishop Stewart Memorial de Frelighsburg en 2021. Photo : Laurence Grandbois-Bernard