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« Quelle histoire ! »
Plus de 40 ans de défis à Pointe-au-Père, Rimouski

« Quelle histoire ! »
Plus de 40 ans de défis à Pointe-au-Père, Rimouski

« Quelle histoire ! »
Plus de 40 ans de défis à Pointe-au-Père, Rimouski

Début des années 80, des plongeurs bravent les dangers dans les eaux profondes et opaques du fleuve Saint-Laurent où git l’épave de l’Empress of Ireland, un transatlantique ayant fait naufrage en 1914. Ce groupe de passionnés ramène courageusement à la surface des trésors historiques d’une valeur inestimable ! Ils décident de les exposer dans une petite salle de classe de l’Institut maritime du Québec, à Rimouski, pour en faire profiter le public. Sans le savoir, ils posaient les premiers jalons d’une longue et belle histoire.

Aujourd’hui, alors que la saison estivale 2022 se prépare au Bas-Saint-Laurent et que l’organisme approche des 1,5 million de visiteurs, l’équipage du Site historique maritime de la Pointe-au-Père se rappelle avec un sourire ses humbles débuts.

La station de phare

En 1982, le jeune organisme, alors connu sous le nom de Musée de la mer, s’associe à Parcs Canada, propriétaire et gestionnaire du Lieu historique national du Phare-de-Pointe-au-Père, dans le but de mettre en valeur le riche passé du phare et de sa station. Il s’installe dans un premier temps dans la maison de l’ingénieur, puis par la suite dans la maison du gardien de phare, qui quitta les lieux en 1988.

Avec ses 33 mètres de haut, ce qui en fait le 2e plus haut au Québec, cette vigie construite en 1909 est en effet intimement liée à l’histoire de l’aide à la navigation sur le Saint-Laurent, réputé comme l’un des fleuves les plus difficiles où naviguer. On ne pouvait pas rêver d’un meilleur endroit pour évoquer la tragédie de l’Empress of Ireland !  Le lieu était désigné en 1805 comme point de rendez-vous pour les pilotes du Saint-Laurent, un métier fascinant et essentiel puisque tous les grands navires étaient obligés de laisser la barre à ces pilotes expérimentés, habitués aux conditions difficiles de navigation sur le fleuve entre Pointe-au-Père et le port de Québec ou de Montréal. Le phare de Pointe-au-Père est sans aucun doute le repère le plus connu à l’époque pour le trafic maritime.

Cet été, Parcs Canada et le Site historique maritime de la Pointe-au-Père souligneront leurs 40 ans de partenariat, alors que le phare et sa station, magnifiquement restaurés en 2017 par l’agence fédérale, poursuivent leurs missions muséales aux côtés du Site historique.

 

Le Musée Empress of Ireland

L’Empress of Ireland, c’est le cœur de l’organisme qui s’est donné pour mission de partager cette histoire encore aujourd’hui trop méconnue. Les débuts sont modestes, c’est la débrouille le mot d’ordre ! Les espaces de bureaux, l’hiver, se transforment en musée, l’été. L’équipage monte lui-même les différentes expositions.

Le bouche-à-oreille augmente avec les années, ce qui permet la création d’un bâtiment neuf pour le musée Empress of Ireland en 2000. L’idée est de rendre justice à une collection d’objets de plus en plus importante, en les rassemblant dans un même lieu avec un spectacle 3D, une mode de l’époque. Très vite, on a envie d’être moins conventionnel, de sortir des sentiers battus en proposant une expérience immersive et innovante, ce qui entraîne la création en 2014 du spectacle « Le dernier voyage », transportant les visiteurs quelques heures avant la nuit du 29 mai 1914 qui scella le destin du navire. Le succès de cette projection est unanime !

Depuis, les projets se multiplient, de la commémoration du centenaire du naufrage en présence des descendants des passagers (pour en découvrir plus, rendez-vous sur www.empress2014.ca), en passant par la création d’un spectacle de marionnettes géantes mettant en scène la vie sous-marine et un mystérieux musée de l’épave… Ce ne sont pas les idées qui manquent, ni l’envie de surprendre !

 

Le sous-marin Onondaga

Comment parler du Site historique maritime de la Pointe-au-Père sans évoquer ce défi fou que l’équipage s’est lancé un jour de l’été 2000. Parti d’un défi lancé à la blague, il suffira alors d’un « T’es pas game » pour que l’équipage se lance dans cette aventure humaine incroyable en acquérant le sous-marin Onondaga, 90m de long, 1400 tonnes. Il est acheté au ministère de la Défense canadienne pour la modique somme de… quatre dollars ! (+0.60$ de taxes).

Bien sûr, cette épopée qui dura dix ans fut rude, tant cela représentait un défi d’ingénierie. Lorsqu’on regarde les images de son installation chaotique, on se dit qu’il y a quelques cheveux blancs qui datent de cette période ! Et cela a failli virer à la catastrophe alors que le navire se renverse à 2 reprises, dont une fois devant les caméras en plein direct : une montagne russe d’émotion !

À son ouverture, près de 92 000 visiteurs se pressent aux écoutilles du navire pour venir admirer la vie à son bord. Un soulagement ! À l’écoute des visiteurs, nos oreilles attentives remarquèrent très vite que beaucoup fredonnaient l’air Yellow Submarine des Beatles. Il n’en fallait pas plus pour convaincre l’organisme de célébrer le 50e de la chanson en 2016 en repeignant la proue du navire aux couleurs psychédéliques de son célèbre clip vidéo.

Les multiples questions sur le passé du sous-marin et son équipage amenèrent à la création de www.onondaga.ca, rassemblant archives et témoignages des sous-mariniers ayant travaillé à bord ! Cet été, le sous-marin s’ajoute même des superpouvoirs alors que les visiteurs auront entre leurs mains via une tablette le défi de comprendre et manipuler les principaux systèmes techniques à bord.

De 1980 à aujourd’hui.

On en a traversé des embûches et des projets d’envergure ! Aujourd’hui, que ce soit pour le musée Empress of Ireland et le sous-marin Onondaga, comme pour le phare de Pointe-au-Père en partenariat avec Parcs Canada, l’équipage du Site historique maritime de la Pointe-au-Père continuera à se lancer des défis innovants et restera à l’écoute de ses visiteurs pour assurer la réussite de sa mission : que jamais ne soit oublié ces pans de la grande Histoire maritime canadienne !