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Virée en Mauricie : Terrain de jeu, terrain de gens!

Virée en Mauricie : Terrain de jeu, terrain de gens!

Virée en Mauricie : Terrain de jeu, terrain de gens!

« Des vacances en Mauricie? Pour faire quoi? »

Quand j’ai dit ça à mon chum Martin, il s’est retenu d’avoir l’air trop insulté. Il s’est plutôt transformé en page Wikipédia humaine pour décrire son vaste coin de pays natal – si près de tout, recelant assez de merveilles pour pulvériser mes préjugés.

« T’sais, la Mauricie, c’est un immense terrain de jeu de 40 000 km² où tu peux faire tout et son contraire. Tu veux du grand air? T’es entouré de parcs et de sentiers. Tu veux du grand art? T’as une foule de musées, de galeries et d’activités culturelles et artistiques. T’as la ville, la campagne, des milliers de lacs, le fleuve, les restos à deux pas. »

Du même souffle, il m’a proposé une petite virée improvisée pour que je puisse juger de l’étendue de l’offre qu’il décrivait. Trois jours pour changer à jamais ma vision de la Mauricie. 

Je vous raconte ça.


JOUR 1

AM

Se sentir si loin / Être si près

Après seulement 90 minutes de route, on arrivait chez Passion Lavande. Martin avait beau m’assurer qu’on était en Mauricie, on se serait crus au beau milieu de la Provence, baignés par l’apaisant bouquet des fleurs! Comme dans un roman de Pagnol, on a pris notre temps pour flâner – il ne manquait que le pastis!

Nos estomacs nous ont sortis de notre rêverie. Quelques minutes de route ont suffi pour qu’on se retrouve à table à la ferme Les Couleurs de la terre. Pas de doute, on était bel et bien de retour au Québec, à savourer une poutine 100 % d’icitte.

PM

Jouer dans l’eau / Jouir de la ville

Une heure plus tôt, on se promenait dans un champ. Voilà qu’on avait les deux pieds dans l’eau à Pointe-du-Lac, chez Plein Air Ville-Joie. Je trippais fort, même si j’ai dû ranger mon ego au vestiaire pour m’initier (et du coup m’humilier) à la planche à pagaie sur le lac Saint-Pierre.

Crédit : Tourisme Mauricie

J’ai à peine eu le temps de me sécher que Martin nous avait conduits en ville.
J’en revenais pas que tout soit si près.

En entrant à Trois-Rivières, on s’est dirigés vers son cœur battant : la rue des Forges – transformée en paradis piétonnier pour la saison estivale. Restos, bars, musique en plein air, atmosphère festive. Terrasses à perte de vue. Une ville vibrante en été, quoi.

C’est sur la Frangine cantine par Poivre Noir qu’on a jeté notre dévolu.
Vue sur le fleuve, guédilles aux crevettes, verre de cidre Intrus et ambiance décontractée : on pouvait difficilement mieux ficeler une première journée en Mauricie.

Une fois repus, on est rentrés s’étirer les pattes au Oui GO!, un hôtel patrimonial au centre de l’action. Dire que je n’avais encore jamais dormi dans un ancien magasin de fourrure. Voilà, c’est coché sur ma liste !

Crédit : Etienne Boisvert

JOUR 2
AM

Se dépasser / Se délecter

Pas question de faire la grasse matinée : une nouvelle journée bien remplie nous attendait. On a décollé direction le Parc de la rivière Batiscan.

Depuis nos oreillers duveteux, il n’a fallu que quelques minutes pour que nos bottines foulent les sols rocailleux du sentier La Rivière.

Crédit : Ben Chamberland

Pour faire monter l’adrénaline, on a essayé la sinueuse via ferrata. Sur la mini-passerelle, avec une corde et quelques mousquetons pour me retenir, je sentais mon cœur battre fort dans ma poitrine. Mais la vue qu’on avait de là-haut, je vais m’en souvenir pour toujours.

On s’est ensuite dirigés vers la microbrasserie Le Presbytère à Saint-Stanislas-de-Champlain pour découvrir son superbe menu gastronomique. On s’y est régalés!

PM

Descendre les flots / Monter la tente

De retour à la rivière Batiscan! Chez Escapade Mauricie, on nous a refilé un joli canot qui m’a rappelé mes étés au camp. On a vogué tranquillou entre les spots de pêche à gué.

D’une activité à l’autre, on venait de quitter les sensations fortes pour un calme presque méditatif. Un accord parfait avec ce doux soleil d’après-midi!

Après, préparé comme pas un, Martin a ouvert le coffre de sa voiture et en a sorti une tente, deux chaises pliantes et un BBQ portatif. Le sort était jeté : on dormait dans le bois au Camping de la Rivière!

En quelques heures, nos foufounes étaient passées de la cale du canot à bien calées dans nos chaises. La veille, nos oreilles bourdonnaient au son des spectacles et du brouhaha de la ville. Et là, on se trouvait en plein silence.

Tchin-tchin, ciel étoilé de la Mauricie! Tu donnes un fichu beau show toi aussi!


JOUR 3

AM

Plein les yeux / Plein la tête

En se réveillant, on a eu envie de s’enraciner encore un peu plus dans la culture mauricienne. On a défait notre tente en sirotant notre café et on a repris la route.

Tout juste passé le légendaire casse-croûte La Florida, on s’est arrêtés au Vieux Presbytère de Batiscan. Entendre parler des rigueurs de la vie quotidienne québécoise d’antan dans nos téléphones intelligents 5G nous a bien fait rigoler.

Une fois repus d’histoires, Martin et moi avons roulé direction Trois-Rivières. Sur la terrasse aux Confluents du Musée Boréalis, on a savouré le croisement du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-Maurice – et, accessoirement, la délicieuse bouffe!

PM

Le goût de s’évader / Le goût de rester

Le soleil tapait juste assez fort pour nous inspirer une escale climatisée au nouveau Colisée Vidéotron. De la Trifluvie aux champs fleuris des Pays-Bas, l’expo immersive Imagine Van Gogh nous a fait voyager dans l’univers, les couleurs et la virtuosité du grand maître. Après notre nuit sous les étoiles, le firmament du peintre nous a vraiment émus. Comme si l’expérience de la nature rendait l’œuvre encore plus forte.

Crédit : Tourisme Mauricie

On s’est ensuite rendus aux Forges-du-Saint-Maurice.

D’un imaginaire à l’autre, nous étions désormais au carrefour de l’histoire et du féérique avec Diabolus ex machina, un faux documentaire audio de 90 minutes signé Fred Pellerin.

Conclusion

Au moment de repartir, c’était une évidence : la magie avait opéré!

Cette région offre une expérience complète. En un claquement de doigts, on passe de l’aventure à la culture, des lacs aux sommets et de la rêverie à la haute gastronomie.

Mais au-delà des attraits touristiques, ce sont les gens qui m’ont le plus donné envie de repasser. Toutes ces curieuses, ces aventuriers, ces bonnes vivantes et ces épicuriens vivent et savourent leur terrain de jeu comme personne.

Alors, dehors les préjugés, merci Martin et à bientôt, géniale Mauricie.